La période 1922-1991 (travaux de la Commision Historique et environnement)
Après la première guerre mondiale, la congrégation du Bon Sauveur de Caen envisage une fondation près de Paris. Son intention première était d'accueillir les surs missionnaires à l'étranger depuis 1904 et qui de passage à Paris, se rendaient à Caen - maison mère de la communauté. En effet, les lois de 1904 interdisaient aux religieux d'enseigner en France et beaucoup des surs enseignantes avaient dû partir exercer en Espagne, en Italie et au pays de Galles.
En 1924, une fois installées à Chatou - au 26, avenue Victor
Hugo au Manoir de la Garenne, les surs prennent en charge le patronage
de la paroisse et fondent une pension de famille pour venir en aide aux jeunes
filles de milieu déchristianisé en leur apportant la bonne nouvelle
de l'évangile. Ces jeunes filles sont pour la plupart employées
à l'usine Pathé de Chatou, à la SNCF ou aux PTT, elles
logeaient au château et aux Tourelles (photos 1 et 2). La communauté
prend cette année là également la direction de l'école
Jeanne d'Arc à la demande de Monsieur l'Abbé Sarrazin, curé
de Chatou.
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| 1 – Le Château construit en 1867 (photo des années
1950) |
2 – Les Tourelles construites en 1872 (photo des années
1950) |
Parmi les premières sœurs arrivées et la plus jeune, Madame Le Goas prend la direction du pensionnat.
En 1925, un internat est installé au château et aux Tourelles, les internes sont conduites chaque jour en classe à l’école Jeanne d’Arc.
En 1928, le pensionnat se développant, est séparé de l’école paroissiale : les externes restent à Jeanne d’Arc, les pensionnaires suivent leurs cours dans un nouveau petit pavillon où se trouve actuellement l’infirmerie. Cette année-là autorisation est donnée d’ouvrir une école de filles à la condition que la directrice soit une laïque et que les sœurs n’enseignent pas.
En 1930, Mère
Castel entreprend la construction des bâtiments des classes et d’une nouvelle
chapelle en remplacement de la chapelle provisoire des Tourelles. Ce rez-de-chaussée
d’origine est agrandi progressivement
jusqu’en 1938 ; c’est encore de nos jours le collège.
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Les élèves ne profitent pas longtemps de leurs belles classes neuves : à partir de 1939 les bâtiments sont occupés par un hôpital militaire français, puis par les allemands et enfin en 1944 par les américains. Dès octobre 1939, l’école secondaire est transférée au 3, avenue d’Aligre et fusionne avec l’école Jeanne d’Arc. Le Bon Sauveur prend également en charge pendant un an la direction de l’école paroissiale des garçons dont les maîtres sont mobilisés. En 1940, une partie des religieuses et des pensionnaires se réfugie au sein des communautés de Caen, Bégard et Trégastel. La première rentrée d’après-guerre est celle de 1946. |
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3 – Les « classes »
(photo des années 1950)
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4 – La communauté du 28, avenue Victor Hugo dans les
années 1950
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5 – La communauté dans la fin des années 1980 |
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| 6 – La communauté détruite en 1991 : l’emplacement
actuel des classes maternelles |
7 – Les Tourelles détruites en 1991 : l’emplacement
actuel des bureaux administratifs. Elles abritaient la salle des professeurs,
les salles de musique et d’EMT. |
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La commission Histoire et Environnement du Bon Sauveur : Chantal Le Notre, ancienne élève et professeur de mathématiques depuis 1982, Joëlle Marc, professeur des écoles, au Bon Sauveur depuis 1977, Annick Fischer, professeur des écoles, au Bon Sauveur depuis 1973, Luc Voisin, parent d’élèves inscrites au Bon Sauveur depuis 1997 Axelle Weber, ancienne élève inscrite entre 1976 et 1991 |
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| 8 – Plan du cadastre du Bon Sauveur avant les démolitions
des années 1990 avec la ligne de séparation entre les villes de Chatou et
du Vésinet |
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